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Stanley Kubrick : un maître de l’art du cinéma

Stanley Kubrick

Homme du 20ème siècle, avant-gardiste et perfectionniste, Stanley Kubrick est une figure historique du cinéma américain. Ses œuvres reflètent la philosophie du cinéaste et révélent les aspects les plus sombres de l’Homme. Un maître de l’anticipation cinématographique, le cinéaste utilise les codes actuels pour créer le cinéma du futur. Voyage dans la philosophie de ce réalisateur.

Artiste et philosophe déjanté

Peu social, exécrable et absent des festivals, les sujets abordés dans le cinéma de Kubrick tournent autour du même thème, celui de la folie destructrice du cerveau humain.

Imperturbable et très créatif, Kubrick a abordé tous les genres. Afin de mieux les tordre et les ramener à sa vision désespérée du monde et de l’humanité : la comédie (Dr Strangelove), la comédie dramatique (The Killing, Lolita), le drame psychologique (A clockwork Orange, Eyes Wide Shut), le film historique (Barry Lyndon), le film de guerre (Full Metal Jacket, Paths of Glory, Dr Strangelove), le péplum (Spartacus), le film policier (The Kiss of a Killer), la science-fiction (2001 : L’Odyssée de l’Espace) et l’horreur (The Shining).

Pensée engagée :

Il sera injuste de réduire sa pensée en une seule idée. Du traitement de la violence, , le conflit de la relation machine-Homme, ou encore l’intelligence perturbée par la sexualité (notamment dans Lolita). Le cinéaste compose son cinéma avec la dualité de l’Homme et sa double facette.

Kubrick n’a jamais cessé de remettre les humains à leur place dans ses films. Des humains souvent soumis à une force supérieure, telle que le monolithe noir dans 2001, la secte et le pouvoir de l’argent dans Eyes Wide Shut, les normes sociales et l’Etat dans A Clockwork Orange. Encore l’atrocité de la guerre dans Paths of Glory et Full Metal Jacket. Le tout au sein d’un univers où tout est faux, tout est mensonge. Le cinéma de Kubrick est freudien par excellence. Réputé masculin, dur et techniciste, ses œuvres reflètent les failles du parcours Humain.

Amoureux des animaux, 16 chats circulaient dans son château de 80 pièces. Renommé homme dur. Coléreux et mégalomane ayant une vision très pessimiste de la nature humaine. Un caractère ambigu qui ne prend jamais une position morale par rapport à ce qu’il filme.

Un cinéma singulier qui se distingue par un goût pour la littérature, Kubrick appréciait fait un choix singulier des écrivains qu’il adaptait.

Stanley Kubrick l’esthéticien

C’est surtout avec 2001 : l’odyssée de l’espace en1968 que Kubrick devient l’artiste avec un grand A. L’un des rares à avoir fusionné superproduction, cinéma expérimental et avant-garde du design. Beauté froide et géométrique, Kubrick se fait aussi peintre dans Barry Lyndon.

Considéré comme l’un des derniers à utiliser l’expressionnisme allemand. Kubrick a réuni lumières, plastiques, couleurs et sculpture, un cinéma très visuel qui touchait l’universel. Maître du « travelling », il l’utilisait pour désigner la notion du vide avec un décor extrêmement conçu et un montage souvent dit cassant.

Le cinéaste prêtait de l’importance à l’architecture et aux formes géométriques dans ses films, ainsi que le rouge, sa couleur préférée, la salle de bain, sa pièce préférée et son goût immodéré pour la musique, bandes son Rock ou encore la musique de son allié Jooclyn Pook.

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